La liberté commence où commence celle de l’autre – Paul Sylvestre

La liberté commence où commence celle de l’autre

Paul Sylvestre

Cycle thématique – « Libertés »

 

            « Ma liberté s’arrête où commence celle de l’autre », dit la célèbre maxime, qu’il est tentant de renverser en « ma liberté commence où s’arrête celle de l’autre ». C’est un propos de bon sens que de dire que nos choix de doivent pas nuire à nos chers voisins, à qui l’on garantit que la musique ne dépassera pas un certain volume à partir d’une certaine heure de la soirée, ou que l’on évite de déranger en tondant sa pelouse de bon matin. Chacun prend et défend sa part de « liberté », cette liberté privée qui s’accorde bien aux limites des foyers. Est-ce la même liberté que celle que célèbre la statue du port de New-York ? La même que celle des esclaves libérés de leurs fers ? Que celle que Robespierre a choisi en 1790 pour former la devise de la République ? Assurément, non. Lire la suite

[Communiqué de presse] Crèches dans les mairies : le Conseil d’Etat va t-il bafouer la laïcité ?

[Communiqué de presse]

Crèches dans les mairies : le Conseil d’Etat va-t-il bafouer la laïcité ?

En octobre 2015, la cour administrative d’appel de Paris avait ainsi imposé à la mairie de Melun le retrait de la crèche installée dans son enceinte, lorsque son homologue nantaise avait opté pour le maintien d’une crèche similaire. Ce vendredi 21 octobre 2016, le rapporteur public du Conseil d’Etat (la juridiction suprême qui précise le droit en cas de contentieux administratif) s’est prononcé pour l’autorisation de ces crèches dans les mairies et les édifices publics, considérant que ces objets n’ont pas de connotation religieuse mais font partie intégrante de la culture et du patrimoine national.

L’article 28 de la loi de 1905 précise que : « Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions ».

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Communiqué : N’accablons pas nos députés de travaux fastidieux !

Lors du vote lundi 8 février de l’article 1 de la révision constitutionnelle prévoyant l’inscription de l’état d’urgence dans la constitution, de nombreux députés n’étaient pas sur les bancs de l’Assemblée nationale( 76% de l’ensemble des députés).

148 députés étaient présents en hémicycle pour le débat. De nombreux observateurs ont dénoncé avec démagogie cet absentéisme. Nul doute pourtant que de nombreux députés avaient des occupations beaucoup plus sérieuses, quelque chose comme inaugurer un magasin de surgelés, parce que eux, ils sont dans la vraie vie avec les vrais gens, voyez-vous ! Lire la suite

TRIBUNE LIBRE – Un exercice façon Marc Aurèle : la pratique de la tolérance – Yoann GIVRY

Par YOANN GIVRY – OCTOBRE 2015

Répondant à l’invitation très aimable de l’Association Poing Commun, le texte qui va suivre ne part que d’une seule idée relative à la république : la diversité des conceptions qu’elle propose, qui n’est pas un obstacle politique mais un de ses attributs constitutifs. En effet, si l’idéal de la célèbre res publica suppose l’adoption populaire d’une vie bonne, autrement dit d’une discrimination entre ce qui est bon et mauvais à l’échelle du collectif, elle doit d’abord savoir gérer la multitude des points de vue[1].

Cette vérité à l’échelle commune vaut aussi pour l’individu : toute personne initiée aux joies de la réflexion politique sait qu’elle a besoin de reprendre constamment ses idées, de changer parfois de paradigme, d’ouvrir le champ du parcours intellectuel. Et, d’où qu’elle veuille approfondir ses connaissances – philosophie politique, ethnologie, sociologie, géopolitique, histoire de la fiscalité, etc. – elle sera frappée par la richesse des développements qui se présentent à elle : chaque savoir acquis devrait ainsi devenir une preuve de plus que, dans cette complexité toute naturelle, la prudence et la tolérance sont de mise. Lire la suite

Lancement du premier cycle thématique !

Lyon, le 10 juillet 2015.

Le bureau du Poing Commun, avec ses premiers adhérents, viennent de définir le thème du premier cycle thématique.

« La mise en place de la République : ses origines, son histoire, ses symboles, ses valeurs, ses images, ses acteurs…  La compréhension historique du concept de République nous permet-elle de donner à celui-ci une portée prospective ? Autrement dit, faut-il définir la République par rapport à ce qu’elle est ou à ce qu’elle a pu être, ou faut-il en reformuler le sens au regard des problématiques contemporaines ?« 

Des groupes sont en train de se former pour travailler sur chacun des aspects du cycle thématique, ils sont ouverts à l’ensemble des adhérents. Ces travaux aboutiront sur des publications (personnelles ou collectives) et sur des actions. Et notamment sur l’organisation de notre grand évènement de lancement qui aura lieu à l’automne 2015. Lire la suite