Lancement LPC Villeurbanne !

Communiqué de presse 8/12/17

villeurbanne

A l’occasion du 112ème anniversaire de la loi du 9 décembre 1905, dite loi de séparation des églises et de l’Etat, le Poing Commun, association de défense et de promotion des fondamentaux républicains annonce la création d’une antenne villeurbannaise. Comme les autres antennes, elle sera étroitement liée à l’association « mère » mais assurera ses propres événements et groupes de travail en lien avec son territoire.

Parmi les membres de l’antenne villeurbannaise, on comptera Jonathan Bocquet, Olivier Glück, Pascal Merlin et Mathieu Soares, tous les quatre élus municipaux, Laurent Legendre, candidat à la dernière législative, mais aussi et surtout des citoyens d’horizons divers, encartés ou non. La volonté reste la même : réunir au-delà des clivages partisans des personnes qui se retrouvent autour de l’idéal républicain, le dénominateur commun de leurs engagements.

Lire la suite

(Cycle Thématique) « Haro sur le travail ! » par V.Joly et J.Sallembien

Contribution de Virgile Joly et Jonas Sallembien dans le cadre du cycle thématique sur le travail.

Haro sur le travail !

Quelles incompréhensions ? Quels mésusages ?

 

Les méthodes de production modernes nous ont donné la possibilité de permettre à tous de vivre dans l’aisance et la sécurité. Nous avons choisi, à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres : en cela, nous nous sommes montrés bien bêtes, mais il n’y a pas de raison pour persévérer dans notre bêtise indéfiniment.[1]

 

Travail et emploi, une confusion des genres

Pourquoi travaillons-nous ? Quelle utilité tirons-nous de notre travail ? Alors que seul le travail rémunéré semble être valorisé, nous nous rendons compte au quotidien que notre travail prend de multiples formes : notre emploi, nos engagements familiaux, associatifs, politiques, nos loisirs. De toutes ces activités, nous en dégageons une utilité qui peut être directe (faire son potager) ou indirecte (télémarketing rémunéré). Assez rapidement, le travail apparaît dans sa multiplicité, et la valeur d’utilité qui lui est associée s’oppose bien souvent à la valeur économique qui lui est attribué. Nous dénoncerons ici la confusion sémantique insidieusement orchestrée entre les notions de travail et d’emploi. Nous redonnerons ainsi sa pluralité au concept de travail en présentant et en interrogeant la diversité de ses aspects. Ainsi dissocié de l’emploi, le travail appelle à être réinvesti, notamment dans ses dimensions les plus enrichissantes. Réduire le citoyen à un simple travailleur totalement aliéné à son emploi sape les fondements d’une République authentique dont la condition de légitimité est l’existence de citoyens impliqués dans la vie de la cité. Son pendant serait un Etat réduit à ses fonctions régaliennes, soumis aux dictats de l’économie libéralisée. Il apparaît alors urgent de se libérer de la mainmise du pouvoir économique sur la décision politique en permettant à chaque travailleur de se réapproprier son rôle de citoyen.

En quoi la réduction du travail à l’emploi prive-t-elle le citoyen de sa capacité à participer à la vie de la cité ?

Lire la suite

Travail, le Grand Entretien : Jean-Jacques Gury et Thierry Rochefort

JeRochefort Guryan-Jacques Gury a travaillé comme correspondant de la cellule anti-blanchiment d’argent du ministère des Finances, et publie son premier livre, « Le coup d’État milliardaire » (éd. Utopia, 2017).
Thierry Rochefort est universitaire et sociologue, spécialiste des conditions de travail.
Ils sont les invités du Poing Commun pour son grand entretien, qui vient clôturer son cycle thématique sur le travail.

 

Lire la suite

Mgr Emmanuel Macron Chanoine de Saint-Jean-De-Latran – Tribune libre d’Elliott Aubin

Tribune Libre d’Elliott Aubin
1er Décembre 2017 

chanoine

« L’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé. »
On se souvient de cette violente déclaration de Nicolas Sarkozy le 20 décembre 2007. Il était alors au Vatican, devant le Pape, et recevait le titre de Chanoine de Latran. « Une distinction honorifique qui revient de droit à tous les présidents français en tant qu’héritiers des rois de France »1. Emmanuel Macron vient, lui aussi, d’accepter de recevoir ce titre et a annoncé vouloir se rendre à Rome « pour en prendre possession ».

Comment pourrions-nous nous étonner d’un tel choix ?

Lire la suite

(Tribune Libre) « Cantat est de retour. Les champions de la morale aussi. » par Jonas Sallembien

Tribune Libre – Jonas Sallembien – 20 novembre 2017
Le contenu d’une « Tribune Libre » n’engage pas la parole officielle de notre association.

Justice triomphe de la démesure, quand son heure est venue ; pâtir rend le bon sens au sot (Δίκη δὑπὲρ ὔϐριος ἴσχει ἐς τέλος ἐξελθοῦσα· παθὼν δέ τε νήπιος ἔγνω). – Hésiode, Les travaux et les jours, v. 217-219, Paris, Editions Les Belles Lettres, 2014, p. 94.

I. Introduction

En décembre 2017, Bertrand Cantat sortira un nouvel album. Pour l’occasion, l’un des titres a été rendu disponible le 6 octobre. S’en est suivie une polémique, qui tire sa source de la Une du 10 octobre des Inrockuptibles (1) intitulée « Cantat. En son nom » et qui, semble-t-il, n’a pas fait l’unanimité. En réaction, Elle, le magazine qui consacre une partie non négligeable de ses pages au corps féminin, à son entretien et à sa mise en valeur — et qui, par conséquent, participe activement à entériner le patriarcalisme et ses habitus (2) —, a cru bon de titrer, le 17 octobre, « Au nom de Marie », se servant ainsi de l’actrice comme prétexte pour amalgamer une affaire complexe qui remonte à 2003 et les violences faites aux femmes (3). Entre temps, chacun s’est enorgueilli de son petit commentaire prosaïque, superficiel et médiocre sur le sujet. Marlène Schiappa, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, en a d’ailleurs donné un merveilleux exemple sur Tweeter (le 11 octobre), pensant être à l’apogée de la pensée égalitariste en cent quarante caractères : « Et au nom de quoi devons-nous supporter la promo de celui qui a assassiné (4) Marie Trintignant à coups de poings ? Ne rien laisser passer. » Outre le fait qu’il est tout aussi affligeant que scandaleux de voir une élue de la République nier à ce point le Droit (5), l’attitude générale à l’égard de Bertrand Cantat témoigne au fond d’une véritable méconnaissance, aussi bien de « l’affaire Cantat » dans son entièreté — et a fortiori de ses implications juridiques — que d’une négation de la République et de ses institutions.
Nous chercherons donc, à travers une clarification sémantique et conceptuelle, à démontrer l’inconsistance d’une écrasante majorité des propos tenus sur le sujet, afin de comprendre pourquoi accabler l’artiste d’injures et d’appels à la censure relève d’une contradiction notoire et antirépublicaine. Ce plaidoyer se voudra, dans la mesure du possible, objectif, en ce sens qu’il ne sera pas question d’inviter chacun à aimer ou non la musique de Bertrand Cantat. Cela reviendrait, en effet, à se précipiter dans un jugement qui relèverait du seul fait de l’agréable (6) — qui animait en partie les réactions affectives suscitées par le verdict du procès en mars 2004 ou la libération conditionnelle du chanteur en octobre 2007, et qui imprègne toujours chacune de ses sorties musicales — et que nous voulons à tout prix éviter.

Lire la suite

Ciné-débat : « La loi du marché » de Stéphane Brizé

ciné débat la loi du marché

L’équipe du Poing Commun est heureuse de partager avec vous son prochain événement : la projection du film La loi du marché, suivie d’un débat.

Cela se passera ce jeudi 16 novembre, au bar L’Albion (rue Sainte-Catherine, Lyon).

Pour recevoir les notifications de l’événement, rejoignez-le sur Facebook.

En attendant, vous pouvez retrouver la fiche support du film préparée par Pierre Triollier.

En vous attendant nombreux !

L’équipe du Poing Commun

ciné débat la loi du marché

 

Modernité ne doit pas rimer avec précarité, par Jonathan Bocquet

Cet article écrit par Jonathan Bocquet est une contribution citoyenne dans le cadre du cycle thématique du Poing Commun portant sur le travail.

La nouvelle plateforme à la mode, c’est Jobypepper. Une application permettant de mettre en contact des étudiants et des entreprises pour du travail en free-lance. Quelques journaux s’en font l’écho. Selon l’un des fondateurs (1) , l’étudiant « devient son propre patron, mais sans les contraintes »  ; en fait, il devient surtout un intérimaire sans les avantages.

Sous prétexte de faciliter la recherche d’emploi et d’éviter « les contraintes de la routine d’un job étudiant permanent », la plateforme propose de systématiser une situation de précariat — c’est-à-dire une situation dans laquelle le revenu du travail ne permet plus d’assurer l’indépendance économique et sociale du travailleur (2).

Lire la suite

« Ce travail qui ne rend pas libre », par Thibault Mordraal

Cet article écrit par Thibault Mordraal entre dans le cadre du cycle thématique du Poing Commun sur le travail.

Le travail rend libre, paraît-il. On peut comprendre qu’il puisse donner cette impression : spontanément, il nous apparaît qu’il faut souvent un certain travail pour obtenir ce que nous voulons, et ainsi réaliser nos désirs. Dès lors, puisque la République tient pour nous dans les mots « Liberté – Égalité – Fraternité », il nous faudrait encenser le travail comme un puissant promoteur des valeurs républicaines !

Aussitôt énoncé, ce raisonnement bute pourtant sur la réalité : le travail, dans notre expérience quotidienne, n’est pas seulement ce qui nous permet d’obtenir ce que nous désirons, généralement un salaire ; c’est aussi la contrainte d’exercer toute la journée une activité qui ne nous intéresse pas ou peu ; c’est aussi bien souvent l’obéissance à une hiérarchie dont les ordres nous paraissent absurdes ou irréalisables ; c’est enfin ne pas pouvoir consacrer plus de temps et d’énergie à ce que l’on aime, parfois jusqu’à perdre goût pour la vie – demandez donc à certains salariés de France Télécom ce qu’ils pensaient du travail ! Est-ce cela, être libre ?

Lire la suite

Café débat d’octobre : cycle thématique du travail

IMG_0785

La réforme du droit du travail, quels enjeux, quelles critiques ?

C’est la problématique qui a animé la soirée du 19 octobre dernier, au Moulin Joly dans le 1er arrondissement de Lyon.

Introduit par une présentation et vulgarisation des textes de la réforme par Soel Diab, la soirée fût animée et rythmée par les prises de paroles contradictoires des citoyens présents.

Très prochainement, l’association publiera un compte rendu des débats menés qui ont tous été enrichissants et n’ont fini que beaucoup trop tôt !

Photos : Pierre Triollier pour Le Poing Commun

IMG_0731IMG_0777

 

Le Poing Commun se lance à Rennes !

LPC Rennes

Le Poing Commun est heureux de vous présenter la déclaration de lancement du groupe local de Rennes, rédigée par Simon Ferelloc, référent du groupe local.

Notre République est en danger. La défense du bien commun, qui constitue son principe fondateur, est sans cesse mise à mal par la doctrine néolibérale et les intégrismes de tous horizons. Quelles sont les raisons de telles attaques ? Quel intérêt, dès lors, à défendre l’idéal républicain ?

Ce mot s’affiche pourtant partout. Scandé dans les meetings, inscrit sur les affiches et même récupéré par certains partis bien peu investis dans la défense des valeurs et des principes républicains. Tout cela signifie-t-il que la République française, dont la fondation a bouleversé l’Histoire, doit-elle pour autant être jetée aux oubliettes ? Au Poing Commun, nous sommes convaincus du contraire. Citoyens engagés dans la vie de la cité, militants, syndiqués, partisans, encartés ou non, nous sommes tous attachés à une certaine idée de la République. C’est pourquoi l’association Le Poing Commun défend et promeut quotidiennement ses valeurs, dans la réflexion et dans l’action.

Nous nous engageons ainsi pour :

– Une République INDIVISIBLE aussi bien dans son territoire que dans son peuple. Nous nous engageons fermement contre toutes les formes de discriminations et contre tous les fanatismes qui fondent leur idéologie sur la peur et le rejet de l’autre, au nom d’un illusoire communautarisme ethnique.

– Une République LAÏQUE. Nous nous engageons pour une République tolérante qui garantit à chacun la liberté de conscience et pour une République vigilante qui combat tout usage politique des religions et tout intégrisme religieux.

– Une République DÉMOCRATIQUE. Nous nous engageons pour rendre sa souveraineté pleine et entière au peuple français. Nous sommes attachés au principe de séparation des pouvoirs, c’est pourquoi nous défendons l’indépendance de la justice ainsi que celle des médias.

– Une République SOCIALE. Nous nous engageons pour une République qui assure à chacun l’accès à l’éducation, à l’emploi, au logement, à la santé et aux richesses. Nous militons pour une République qui garantit une vie décente à chaque citoyen.

Présents dans plusieurs villes de France (Lyon, Paris, Dijon, Toulouse et Villeurbanne), nous souhaitons désormais lancer l’association sur Rennes. Rennes, ville culturelle, ville jeune, ville dynamique, ville de diversité… Disposant de nombreux atouts, cette cité bouillonnante pourrait devenir un modèle de laïcité, de solidarité, de démocratie, de cohésion sociale. Tel sera notre objectif !

L’essentiel de notre objet : l’organisation de cycles thématiques, inaugurés par des séminaires de réflexion, des rédactions collaboratives alimentées par des conférences et des travaux de recherche et conclus par des événements publics, citoyens et festifs. En bref, s’il fallait résumer en quelques mots l’ambition de cette association : créer un débat d’idées au cœur de la cité.

Citoyen, citoyenne, si l’idéal républicain représente pour toi une valeur à défendre, un concept à réinterroger, un « bien commun » à partager, le Poing Commun sera ravi te t’accueillir pour participer à notre réflexion commune et à nos mobilisations.

Ensemble, défendons plus que jamais notre éternelle devise : Liberté ! Égalité ! Fraternité !”

Simon Ferelloc, référent Rennes 

LPC Rennes