Cycle thématique sur le travail : présentation

Dans sa volonté de défendre et de promouvoir les fondamentaux républicains, l’association Le Poing Commun a vu dans le travail une notion fondamentale à réinterroger. D’abord, du fait, de son actualité politique, via les ordonnances de la loi Travail, mais plus largement, via le discours libéral omniprésent prônant la dérégulation du marché — du travail — comme corollaire d’une croissance économique nécessaire.
Ensuite, du fait de son importance historique et sociale. En effet, il semble évident que nous sommes dans « une société du travail », en ce sens que le travail occupe une place centrale dans le discours et les actions politiques et permet ainsi tous les sacrifices. Au nom du travail, on pourrait alors rogner sur la liberté, l’égalité et la fraternité.
Ainsi, le travail s’avère être un terme galvaudé bien que central et omniprésent. Derrière la notion de travail se cache à la fois l’idée d’accomplissement personnel, mais aussi de souffrance, de pénibilité et d’aliénation. Or, il s’avère que le politique, dans son discours et ses actes, entretient cette ambivalence et joue sur les deux tableaux, œuvrant ainsi à l’aliénation au nom de l’accomplissement.
Pour en prendre la mesure, il est par conséquent légitime de s’arrêter sur cette contradiction, ainsi que sur tout ce qui, directement ou indirectement, a trait au travail : le salariat lui-même, l’auto-entrepreneuriat, l’« ubérisation » ; mais aussi le chômage, en tant qu’il conditionne les débats sur le revenu universel ou la répartition du temps de travail et des richesses ; etc.
Mais il est surtout nécessaire de réinterroger ces trois notions fondamentales que sont la liberté, l’égalité et la fraternité par le prisme du travail ; et réciproquement, de réinterroger le concept de travail à la lumière des notions républicaines. En effet, puisque notre conception du travail conditionne celle de la société, il y a fort à parier qu’un travail voué au profit ne fonde par la même société qu’un travail commun participant d’un intérêt général.

Evénement de lancement : une belle réussite !

Six mois après la déclaration de nos statuts, le Poing Commun officialisait son
lancement samedi au CCVA. Plus de 150 personnes sont venues assister aux échanges, tout au long de l’après-midi, autour de ces deux tables rondes. L’intérêt du public pour cette initiative, ainsi que l’enthousiasme des différents intervenants, démontrent la pertinence de l’ambition de cette association, du moins le soutien qu’elle suscite jusqu’ici, et nous nous en félicitons.

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Nous tenons à saluer la qualité des prises de paroles de nos invités et nous remercions les associations présentes par leurs représentants :

S. Sacquepée – Anticor
Y.Gorizian – Agir pour l’Egalité
M. Garcia – Le Cercle Radical de Villeurbanne
C. Villemagne – Le Club des Jacobins de Villeurbanne
B. Bautheney – Le GRAM
P. Girod – La Libre Pensée
S. Pillet – La Ligue des Droits de l’Homme
P.-Y. Cadalen – Le Mouvement pour la 6ème République
A. Ermorine – Le Plaidoyer Républicain

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Un grand merci à Géraldine Benichou pour nous avoir présenté un extrait de l’excellente pièce de théâtre « Au royaume de Marianne », par la Compagnie du Grabuge.

Merci à Sélé pour ces belles photos (voir pièce jointe).

Merci également à tous les citoyens et citoyennes venu soutenir cet événement de lancement du Poing Commun que nous tâcherons de rendre annuel !

Et le bureau de l’association tient à remercier particulièrement le travail des bénévoles du Poing Commun sans qui cet événement ne se serait tenu dans de telles conditions..

Pour terminer, voici une citation tirée de notre livre d’or, et qui résume à merveille l’état d’esprit du Poing Commun :  » Pas fan de la cocarde au début, vous m’avez convaincu, soyons fiers de notre république « . La poursuite de notre travail au travers de nos cycles thématiques nous mèneront à développer davantage un partenariat associatif fort de ces valeurs républicaines collectives.

Vive la République !

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Samedi 31 octobre : Venez participer à l’événement de lancement du Poing Commun

Ce samedi, nous ouvrons le débat avec de nombreuses associations mais avant tout avec des citoyens. pour nous réapproprier la République et inventer de nouvelles formes d’engagements pour dépasser la sclérose des appareils traditionnels et de nouveau croire au mot « politique ». Les mots d’ordre : démocratie, dialogue, humanisme.
Citoyens, refusez le renoncement, (re)prenez votre place ! Retrouver le programme de l’après-midi sur notre page Facebook.
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TRIBUNE LIBRE – Liberté, Egalité … Sobrieté ? L’équation écosocialiste – Flandin

Par Flandin – 6 Septembre 2015

La République a permis d’asseoir trois principes fondateurs, portés par l’esprit des Lumières. La liberté des individus, face au despotisme et aux totalitarismes. L’égalité de droit des citoyens, face à des statuts différenciés et injustes. Et la fraternité, nécessaire solidarité entre les concitoyens. Lire la suite

Pour l’espoir !

Par Hugo Pinatel – 28 Juillet 2015 

C’est un projet qui aurait exaspéré Malherbe. Créer une association, se réunir, publier des contributions, organiser des conférences, etc. pour définir le sens d’un mot, d’un simple mot – ou plutôt : pour en délinéer l’idée, à la manière des aborigènes autour d’un totem, quand la danse participe à la transmission de la connaissance : le « tyran des syllabes » aurait blêmi. Chaque mot a sa signification exacte, fermez le ban, eut-il asséné. La langue française, depuis le XVIIe siècle, ambitionne d’être la plus éloquente, la plus pure ou la moins susceptible de controverses. De Vaugelas à Camus (« [Il faut] s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel. »), nombreux furent les grammairiens, auteurs et connaisseurs de la langue qui ciselèrent les noms, adjectifs, verbes, adverbes et procédés utilisés par nous. Au point que le français est aujourd’hui honoré, de par le monde, du titre d’idiome de la raison. A la question « Pourquoi écrivez-vous en français ? », Senghor répondait dans Ethiopiques : « Parce que nous sommes des métis culturels. Parce que si nous sentons en nègre, nous nous exprimons en français, parce que le français est une langue à vocation universelle, la langue de la civilisation de l’universel. » Universalité qui est ici celle du sens, de la faculté à comprendre non seulement l’autre, mais l’essence des choses. Lire la suite

La République : un rempart contre la désagrégation de la société.

Par Thibault Graindorge – 22 Juillet 2015

Faire de la République un enjeu peut aujourd’hui paraître un anachronisme : tout l’échiquier politique n’est-il pas censé s’être rallié à elle depuis la disparition des monarchistes ? La République n’est-elle pas un mot invoqué aussi bien par l’UMP, le PS, le Parti de Gauche et même parfois par le FN, au point que l’on peut n’y voir qu’un mot vide de sens ?

Pourtant, si je m’engage au Poing Commun, c’est bien parce que j’estime que le projet républicain est toujours quelque chose à construire, et même quelque chose de plus en plus menacé : la République, c’est la chose publique, celle qui appartient à tous, celle qui n’exclut aucune catégorie sociale ; la République, c’est un système dans lequel les décisions se prennent au nom de tous, pas d’un clan, d’une fraction de la société. Lire la suite

Le poing pour la détermination et la communauté comme finalité.

Par Vincent Froget – 22 Juillet 2015 

Ancien étudiant en cinéma, je me suis reconverti en rédacteur pour webzine révolutionnaire et populiste, rubrique sociologie et théologie.

La République semble n’être aujourd’hui qu’une gravure dans la pierre des bâtiments publics. Un lointain souvenir que l’on visite de temps en temps comme nos aïeux. Pourtant, plus qu’un symbole poussiéreux, la République n’existe que debout et vivante. La Res Publica, la chose publique, renvoie à l’idée que le pouvoir doit être dirigé en fonction des besoins du peuple, le fameux bien commun. Liberté, Egalité, Fraternité, plus qu’une devise est un programme. Lire la suite