Appel au rassemblement pour la défense de la Laïcité

république

Le Poing Commun appelle les défenseurs de la République et de ses valeurs à un rassemblement le jeudi 12 avril pour défendre la laïcité menacée par les propos du président de la République.

rassemblement 12 avril

Le président de la République, Emmanuel Macron, à l’occasion de la Conférence annuelle des évêques de France a déclaré entre autre que « le lien entre l’Etat et l’Eglise avait été abîmé », incombant alors à l’Etat de le réparer.

Le Poing Commun Lyon et Villeurbanne, le cercle Maurice Allard, la Fédération de la Libre Pensée, le cercle Edouard Herriot, Esprit Laïque Lyon, Force Laïque 69, #Réseau 1905, Les émancipé•e•s – Combat laïque Combat social et l’UFAL appellent tous les citoyens à s’opposer à cette remise en cause de la laïcité, le lien entre les Eglises et l’Etat ayant été rompu avec la loi du 9 décembre 1905, pilier de notre République.

Nous vous donnons rendez-vous le jeudi 12 avril à 18h30 devant la statue de Marianne, place Carnot (Lyon 2) pour un rassemblement citoyen de défense de notre République et de ses idéaux.

tweets Macron laïcité

Communiqué : abaissement de l’âge de scolarité obligatoire

L’annonce de l’abaissement de l’âge de scolarité obligatoire est une fausse bonne nouvelle

L’obligation scolaire à partir de 3 ans à la rentrée 2019 est une mesure sociale en trompe l’œil. Bien sûr, l’abaissement de l’âge de scolarité est une mesure qui vise à lutter contre les inégalités dans les parcours d’apprentissage et nous pourrions la soutenir si le contexte légal et budgétaire actuel ne viendraient pas la tordre.

Les conséquences financières pour les collectivités pourraient s’avérer désastreuses dans un contexte budgétaire déjà très compliqué et l’effet pour la réussite éducative de tous serait tout à fait limité.

Surtout, dès lors que l’école maternelle sera intégrée à la scolarité obligatoire, les écoles maternelles privées sous contrat rentreront dans le cadre de la loi obligeant les communes à les financer. La Loi Debré de 1959 sur les établissements d’enseignement privés s’applique en effet sur la scolarité obligatoire.

Ainsi, toutes les villes devront verser un montant forfaitaire compensatoire pour chaque enfant de sa commune scolarisé dans une école privée. Une aubaine pour celles-ci, dont la plupart sont des écoles confessionnelles (95% de l’enseignement privé est un enseignement catholique).  Quand bien même, l’Etat décidait de compenser cette dépense supplémentaire, on peut s’interroger sur les raisons qui poussent à un tel cadeau pour les écoles privées.

En effet, on ne saisit d’ailleurs pas forcément l’opportunité puisque l’on sait que 97% des enfants sont déjà scolarisés dès 3ans. Le pourcentage restant correspond d’ailleurs à des cas très différents des uns des autres et pas seulement des situations sociales précaires.

Le manque de moyen ces dernières années pour l’éducation et les mesures de carte scolaires à venir ont déjà provoqué la fermeture de classes maternelles publiques (comme privée). Cela va accélérer la fuite des enfants vers le privé qui ne manquera pas de venir combler ce manque d’autant plus fortement qu’il pourra à présent compter sur les deniers de l’Etat dans ce nouveau secteur.

Le Poing Commun

Communiqué : projet de loi pour une société de confiance

Les parlementaires semblent penser que la transparence n’est pas de mise dans le rapport qu’entretiennent nos représentants politiques avec les autorités religieuses.

En effet, le sénat examine actuellement un projet de loi pour une « société de confiance ». Larticle 38 de ce projet de loi prévoit de supprimer les associations cultuelles des lobbys et représentants dintérêts à lAssemblée Nationale et au Sénat.

A lire la phrase comme ça, on ne voit pas le problème, au contraire: il y avait des lobbys religieux, il n’y en a plus, on se dit tant mieux !

On pourrait tourner cela en deux temps: Savez vous que les lobbys religieux existent au Parlement ? Savez-vous qu’en plus, ils ne seront plus étiquetés comme lobbys mais pourront faire leur travail de pression dans l’ombre et sans transparence ? De plus, une disposition prévoit directement la modification de l’article 19 de la loi de 1905 en autorisant les associations cultuelles à gérer des immeubles à objet lucratif. Et enfin, une seconde disposition prévoit d’empêcher les collectivités publiques de pouvoir préempter les donations entre vifs.

Ainsi l’intérêt général s’arrête sur le perron des religions.

La loi actuelle prévoit que les « associations à but cultuel » soient inscrites au répertoire des représentants d’intérêts. Cela les obligeait à informer la Haute autorité pour la transparence de la vie publique de l’ensemble de leurs démarches auprès des décideurs publics. Et ce serait au nom de la confiance que le gouvernement souhaiterait à présent les en sortir.

 

  • Nous contestons le choix de l’opacité et rappelons que les associations cultuelles ont des intérêts propres. Les intérêts spécifiques des associations cultuelles sont nombreux, à commencer par la gestion de leur patrimoine.  Selon ces nouvelles dispositions, elles ne seront donc plus dans l’obligation de déclarer leurs actions de lobbying auprès des élus. Si les croyances peuvent être invoquées dans l’espace public au même titre que d’autres opinions, la défense intérêts particuliers doit faire l’objet d’une publicité.
  • La remise en cause de la loi de 1905 et l’acceptation de l’opacité des relations entre les parlementaires et les institutions religieuses sont des nouvelles attaques contre la laïcité. A ce titre, nous nous étonnons du silence de l’observatoire de la laïcité et l’appelons à prendre position contre ces articles.
  • A l’approche de débats cruciaux sur la bioéthique où on sait que les groupes de pression religieux vont tenter de peser sur les débats parlementaires, la question de la transparence de leurs relations avec les représentants de la Nation est décisive. Le droit de se mobiliser et de se constituer en action collective est fondamental, mais doit se faire dans un cadre réglementaire assurant l’égalité des citoyens et le respect des principes de la laïcité et des obligations de transparence.

L’équipe du  Poing Commun

Communiqué : pourquoi nous ne participerons pas à la messe du 4 mars

Élus de la République, nous avons été invités dans le cadre des commémorations du 4 mars à participer à une messe en hommage aux hommes victimes de la rafle du 1er mars 1943 à Villeurbanne. Cette messe précède la cérémonie républicaine où nous nous inclinerons devant le souvenir des victimes de la barbarie nazie.Le travail de mémoire auquel nous contribuons modestement chaque année est un devoir essentiel pour nous.

Pour autant, comme chaque année, nous serons quelques-uns à nous abstenir de participer à la messe, considérant comme suffisante, et surtout, comme seule légitime la cérémonie civile et républicaine qui s’ensuivra. Chacun a le droit en son nom propre de participer à un office religieux, mais nous ne le ferons pas dans le cadre de la représentation de l’Etat ou d’une collectivité. Une cérémonie chrétienne, comme toute autre cérémonie religieuse ne peut pas s’inscrire dans le cadre d’une commémoration républicaine.  Une messe n’est pas la place des élus locaux que nous sommes. Nous représentons indifféremment les citoyens qui ont fait le choix de croire et ceux qui ont fait celui de ne pas croire.

Nous préférons nous réserver dans nos fonctions d’élus à la cérémonie républicaine pour nous souvenir et rendre hommage aux hommes envoyés en camps d’internement.

Les élus membres du Poing Commun Villeurbanne :

Jonathan Bocquet, Olivier Glück, Mathieu Soares et Pascal Merlin

Communiqué : réaction aux propos de Azzedine GACI et Kamel KABTANE

Le Poing Commun condamne les interférences de représentants cultuels avec la justice.

La sortie médiatique d’Azzedine Gaci, recteur de la mosquée Othmane à Villeurbanne et de Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon la semaine dernière réclamant la libération de Tarik Ramadan est indécente. Au nom de quoi interviennent-ils, remettant en cause l’indépendance de la justice et la laïcité qui suppose aussi la séparation des églises et du pouvoir judiciaire.

De plus, nonobstant la présomption d’innocence, les faits reprochés à l’accusé sont suffisamment graves pour que chacun adopte une attitude de réserve.
L’équipe du Poing Commun

Les voeux 2018 du Poing Commun

république

Citoyenne, citoyen,

Le pire ennemi de la justice et de la liberté demeure plus que jamais la lassitude, mère du désespoir, et terreau de l’impuissance.

Quel est notre but ? Enflammer les cœurs républicains partout en France, et même ailleurs. Susciter le questionnement, la remise en cause, l’indignation, la révolte des consciences, de LA Conscience, celle du Peuple. Celle-ci doit grandir, et le Poing Commun avec elle.

Notre association prend de l’ampleur, autant que la tâche qui nous incombe : Lyon, Dijon, Toulouse, Rennes, Paris, Villeurbanne… Mobilisons-nous, chers amis, partout, auprès de chacun et de tous, rappelons à tous nos concitoyens que nous sommes la République !

L’année 2018 s’annonce studieuse pour nous, mais l’unité et l’indivisibilité de l’association nous porteront à la hauteur de nos objectifs. Notre force, et notre crédo, résident dans notre capacité à surpasser l’individu et à surmonter les divergences, pour la proclamation de notre point commun à tous : la République.

Gardons à l’esprit que partout où le Poing Commun plantera sa cocarde, la République fleurira.

Toute l’équipe du Poing Commun vous souhaite une très belle année 2018 et vous présente ses plus sincères vœux d’amitié.

Le président du Poing Commun

Affaires Fillon et Front National : s’indigner ne suffit pas

Voici la campagne présidentielle entachée de nouveaux scandales, avec François Fillon et le Front National qui sont tous deux accusés d’avoir eu des emplois fictifs d’assistants parlementaires rémunérés sur l’agent public. Cependant, il ne suffit pas de s’indigner à peu de frais comme le fait la presse : le problème n’est pas la personne de François Fillon ni même le parti qu’est le FN mais bien le système qui permet de telles pratiques. Lire la suite

Communiqué : N’accablons pas nos députés de travaux fastidieux !

Lors du vote lundi 8 février de l’article 1 de la révision constitutionnelle prévoyant l’inscription de l’état d’urgence dans la constitution, de nombreux députés n’étaient pas sur les bancs de l’Assemblée nationale( 76% de l’ensemble des députés).

148 députés étaient présents en hémicycle pour le débat. De nombreux observateurs ont dénoncé avec démagogie cet absentéisme. Nul doute pourtant que de nombreux députés avaient des occupations beaucoup plus sérieuses, quelque chose comme inaugurer un magasin de surgelés, parce que eux, ils sont dans la vraie vie avec les vrais gens, voyez-vous ! Lire la suite

Communiqué :La Corse c’est la République

Suite aux événements récents en Corse, Le Poing Commun condamne tout à la fois les violences à l’encontre des pompiers que les manifestations racistes qui leur ont fait écho.  Fustigeant le repli identitaire, nous considérons que l’expression du pluralisme ne doit pas faire confondre aspirations indépendantistes ou régionalistes et discours de haine.

Par ailleurs, notre association rappelle que l’indivisibilité de la République est un principe fondamental et qu’il est de la responsabilité du gouvernement de faire respecter la loi républicaine sur tout son territoire. Elle appelle donc à un rappel clair à la loi sur l’usage de la seule langue française dans les assemblées de la République française.

Elus de la République, pas de la « diversité » !

cocarde lpc

Les recteurs des mosquées de Lyon et de Villeurbanne ont envoyé un courrier intitulé ‘ »lettre aux élus de la diversité » les appelant à prendre leur responsabilité face à l’abstention dans les quartiers.

Le Poing Commun rappelle que tous les élus sont des élus de la République et condamne fermement les communautarismes. Il est tout à fait irrespectueux de ramener des élus à d’autres conditions que celle de représentants du peuple. D’ailleurs, nous nous interrogerons sur les critères qui ont été à la base de la sélection et du « tri » des destinataires. 

Nous regrettons plus globalement le fait que les représentants du monde religieux s’immiscent dans la vie publique. S’il est tout à fait normal qu’ils puissent dans le cadre de leurs activités cultuelles, avoir des positions philosophiques et politiques, les représentants d’institutions religieuses n’ont pas à interpeller des élus. 

Mais surtout, la distinction faite entre des élus de la diversité et les autres…(qui sont ils d’ailleurs, que représentent ils ?) et le fait de les appeler « à prendre leur responsabilité » induit que ces élus auraient une responsabilité supplémentaire. Ils seraient ainsi tributaires de leurs propres identités, et porteurs par essence d’un message particulier. 

Cette sortie est une gifle adressée à tous les élus, c’est une insulte à ceux qui se battent au quotidien pour le respect des différences dans la droite ligne républicaine : celle d’une citoyenneté sans distinction d’origine ou de religion.

L’équipe du Poing Commun