Communiqué : pourquoi nous ne participerons pas à la messe du 4 mars

Élus de la République, nous avons été invités dans le cadre des commémorations du 4 mars à participer à une messe en hommage aux hommes victimes de la rafle du 1er mars 1943 à Villeurbanne. Cette messe précède la cérémonie républicaine où nous nous inclinerons devant le souvenir des victimes de la barbarie nazie.Le travail de mémoire auquel nous contribuons modestement chaque année est un devoir essentiel pour nous.

Pour autant, comme chaque année, nous serons quelques-uns à nous abstenir de participer à la messe, considérant comme suffisante, et surtout, comme seule légitime la cérémonie civile et républicaine qui s’ensuivra. Chacun a le droit en son nom propre de participer à un office religieux, mais nous ne le ferons pas dans le cadre de la représentation de l’Etat ou d’une collectivité. Une cérémonie chrétienne, comme toute autre cérémonie religieuse ne peut pas s’inscrire dans le cadre d’une commémoration républicaine.  Une messe n’est pas la place des élus locaux que nous sommes. Nous représentons indifféremment les citoyens qui ont fait le choix de croire et ceux qui ont fait celui de ne pas croire.

Nous préférons nous réserver dans nos fonctions d’élus à la cérémonie républicaine pour nous souvenir et rendre hommage aux hommes envoyés en camps d’internement.

Les élus membres du Poing Commun Villeurbanne :

Jonathan Bocquet, Olivier Glück, Mathieu Soares et Pascal Merlin

Communiqué : réaction aux propos de Azzedine GACI et Kamel KABTANE

Le Poing Commun condamne les interférences de représentants cultuels avec la justice.

La sortie médiatique d’Azzedine Gaci, recteur de la mosquée Othmane à Villeurbanne et de Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon la semaine dernière réclamant la libération de Tarik Ramadan est indécente. Au nom de quoi interviennent-ils, remettant en cause l’indépendance de la justice et la laïcité qui suppose aussi la séparation des églises et du pouvoir judiciaire.

De plus, nonobstant la présomption d’innocence, les faits reprochés à l’accusé sont suffisamment graves pour que chacun adopte une attitude de réserve.
L’équipe du Poing Commun

Table-ronde « De quoi le populisme est-il le nom ? »

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Dans le cadre du cycle thématique « populismes », le Poing Commun organise avec le média indépendant Le Vent se Lève une table-ronde sur le thème « De quoi le populisme est-il le nom ? », le mercredi 28 février à la Maison des Passages (44 rue Saint-Georges, Lyon 5e).

L’entrée est libre, mais pour une bonne organisation de l’événement, une billetterie a été mise en place

Venez nombreux !

Populismes

Présentation du cycle thématique

L’association Le Poing Commun, à la suite d’un cycle thématique dédié au travail, a souhaité interroger la notion de populisme. Comme une première mise en perspective, le nouveau cycle thématique s’intitule « populismes », laissant entendre qu’il existerait plusieurs populismes, nécessitant par là même un travail de définition préalable. Nous avons pu observer qu’il s’agit d’un terme récurrent dans le débat politique, principalement employé pour dénigrer et discréditer toute pratique politique s’éloignant du discours conventionnel.

Les détracteurs du populisme le condamnent comme un moyen malhonnête de défendre des intérêts particuliers qui entreraient en contradiction avec la réalité : défense des valeurs nationales face au multiculturalisme, focus sur la fraude sociale plutôt que sur l’évasion fiscale, confrontation des communautarismes pour scinder la société, éducation conservatrice et tutélaire, etc.

Cette tare toucherait principalement les deux bords de l’échiquier politique. Les prétendus « extrêmes » chercheraient à persuader plutôt qu’à convaincre, à légitimer un discours au travers des passions du citoyen (ses désirs, ses espoirs, ses peurs), nonobstant de fait tout ancrage pragmatique, tout rapport au réel – qu’il soit économique, social ou autre.

Face au populisme, le pragmatisme serait une politique raisonnée, fondée sur les faits et consciente des impératifs extérieurs. Il refuserait au citoyen toute contrainte affective dans sa prise de décision, pour faire émerger dans son discours et son programme politique un individu rationnel digne des théories libérales les plus orthodoxes. Mais alors, le pragmatisme, en tant qu’il dépouille le peuple de sa capacité à faire de la politique, n’est rien d’autre qu’un élitisme, faisant prévaloir l’avis des experts, des techniciens ou des conseillers, sur l’avis irrationnel d’un peuple vu comme illégitime. Dès lors, le rejet par l’élite de ce qui touche au populaire trouve comme motivation non pas la sauvegarde de la démocratie, mais celle de sa propre caste.

En effet, le populisme, dans l’absolu, pourrait aboutir à la fin du système représentatif. Compris comme la volonté de faire appel au peuple en tant qu’acteur politique majeur, il chercherait à construire avec et pour le peuple un programme cohérent. On ne parle plus ici d’une idéologie, mais d’une méthode politique à part entière. Dans cette perspective, le populisme s’oppose à l’élitisme en voulant croire en la capacité du peuple à faire de la politique par lui-même.

Le populisme, en tant qu’il s’appuie sur les affects – soit pour susciter l’adhésion, soit pour agir politiquement – renoue avec cette part de l’homme évincée par le pragmatisme libéral. En effet, l’homme agit et réagit au gré de ses émotions, avant de prendre conscience de ses motivations profondes. Aussi, faut-il dénier aux passions toute légitimité politique, ou repenser un modèle politique capable d’intégrer dans la prise de décision la voix du peuple, emprunte de doutes, de ressenti et d’idéaux  ?

Le pôle publication

Les voeux 2018 du Poing Commun

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Citoyenne, citoyen,

Le pire ennemi de la justice et de la liberté demeure plus que jamais la lassitude, mère du désespoir, et terreau de l’impuissance.

Quel est notre but ? Enflammer les cœurs républicains partout en France, et même ailleurs. Susciter le questionnement, la remise en cause, l’indignation, la révolte des consciences, de LA Conscience, celle du Peuple. Celle-ci doit grandir, et le Poing Commun avec elle.

Notre association prend de l’ampleur, autant que la tâche qui nous incombe : Lyon, Dijon, Toulouse, Rennes, Paris, Villeurbanne… Mobilisons-nous, chers amis, partout, auprès de chacun et de tous, rappelons à tous nos concitoyens que nous sommes la République !

L’année 2018 s’annonce studieuse pour nous, mais l’unité et l’indivisibilité de l’association nous porteront à la hauteur de nos objectifs. Notre force, et notre crédo, résident dans notre capacité à surpasser l’individu et à surmonter les divergences, pour la proclamation de notre point commun à tous : la République.

Gardons à l’esprit que partout où le Poing Commun plantera sa cocarde, la République fleurira.

Toute l’équipe du Poing Commun vous souhaite une très belle année 2018 et vous présente ses plus sincères vœux d’amitié.

Le président du Poing Commun

[Tribune Libre] « Laïcité, le cœur battant de la République. » Par C.Thizy

Tribune libre – « Laïcité, le cœur battant de la République. » Par C.Thizy

22/12/2017

La bougie du 112e anniversaire « officiel » de la laïcité a été soufflée il y a quelques jours. Et pourtant… Écran de fumée mémoriel ou véritable attachement de nos représentants à l’un des principes fondateurs de la République ?
À la lumière de l’actualité, un doute persiste affreusement. La création d’un « dialogue interconfessionnel » sous l’égide du ministre (d’État) de l’Intérieur, ou encore les dispositions de l’article 38 du projet de loi « pour un État au service d’une société de confiance » (autorisation de subventions de l’État à des associations cultuelles !), suscitent de vives et légitimes inquiétudes.

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LPC Lyon lance « Les Points Communs »

 

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L’équipe d’animation: Elliott Aubin, Meriem Boudokhane, Paul Sylvestre, Soël Diab, Sandrine Balleydier et Pierre Triolier

Depuis sa création en 2015, « Le Poing Commun » s’engage et se mobilise, sur l’ensemble du territoire, pour défendre et promouvoir les fondamentaux républicains.

En 2018, le groupe local de Lyon propose d’ouvrir une nouvelle étape dans son engagement associatif et citoyen en lançant un nouveau dispositif : Les Points Communs.

Les Points Communs est l’application concrète  des valeurs humanistes et républicaines que nous défendons depuis trois ans, dans les politiques publiques locales et dans les initiatives citoyennes et associatives.

A travers 10 grands thèmes locaux, nous proposerons aux acteurs associatifs et aux citoyens engagés  une grande consultation partenariale afin de réaliser collectivement un diagnostic de notre territoire et d’interroger ensemble la notion de commun et d’intérêt général.

Cette consultation, qui rythmera l’année 2018, aboutira, outre un diagnostic partagé,  à la rédaction d’un abécédaire de la vie citoyenne lyonnaise, publié au 1er trimestre 2019.

Cet abécédaire, outil que nous souhaitons dans sa rédaction collaboratif et participatif, valorisera les initiatives associatives et citoyennes, l’histoire et le patrimoine de notre ville et portera des propositions concrètes dans le débat public.

Pour rejoindre la démarche : lepoingcommun@gmail.com

Dossier de presse

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