Tribune Libre – Habemus Forum – Retour d’observation NuitDebout

Par Jonathan BOCQUET

Une épaisse fumée blanche s’échappe place Guichard. Elle ne sort pas d’une cheminée… Qu’annonce-t-elle ? La naissance d’un forum.

J’ai testé, les marches, le kebab, l’atelier film, l’atelier presse, les toilettes sèches, quelques commissions et surtout l’amphithéâtre. Je n’ai pas testé la prise de micro, le coca à 2€ d’un vendeur ambulant et l’atelier féministe non mixte. Cela fait plusieurs fois que je me rends place Guichard. J’ai démarré une observation plus méthodique lors de ma troisième venue. J’ai dû y passé en tout à ce jour (18 avril) une vingtaine d’heures. Trop peu pour définir le mouvement et tirer de mes observations, autre chose que des hypothèses et des questionnements. J’envie d’ailleurs les analystes qui déjà parviennent à dire ce que c’est que NuitDebout. J’y suis par sympathie et par curiosité ; parce que je vois des gens parler politique, débattre et s’agiter ; parce que je devine des échanges passionnés et des discussions musclées ; pour y voir la chose publique et y trouver une part du peuple souverain.

J’en ai trouvé effectivement une partie. Débattante, militante, conviviale.Elle est essentiellement composée de jeunes, on y reviendra… tout le monde en parle, eux aussi. Surtout au centre de l’amphithéâtre assis face à la sono. Et sur les marches Les moins jeunes restent en périphérie. Le mouvement se revendique « sans étiquette ». Ils ne « veulent pas être récupérés ». Les badauds non plus, qui, s’ils sont debout cette nuit, se tiennent à une distance raisonnable : curieux mais affranchis.

Les interventions s’enchainent. Certaines pour dire « qu’il se passe quelque chose », sous-entendu, qu’il s’agit d’un événement de rupture, un mouvement innovant, qui va déclencher quelque chose de plus gros, qui va apporter des bouleversements ou au moins apporter quelques transformations. Et puis d’autres, de rappeler que ce mouvement s’inscrit dans une longue lignée de mouvements similaires des plus récents à de plus anciens. Ce n’est pas anodin ce débat. Qu’est-ce qui se passe donc sur cette place ? Dans les échanges avec les gens présents et dans les interventions au micro, revient souvent cette formule « on est en train de vivre un truc ».

Alors, quelqu’un d’exhorter chacun à « ne pas lâcher le morceau. » et de témoigner « Avant vous, d’autres ont fait le même boulot, les mêmes rêves, ils avaient formé les mêmes rangs. Les indignés il y a quatre ou cinq ans étaient ici sur cette même place. Faut pas lâcher ». Sous-entendu, les indignés ont lâché ? Quelqu’un parlera aussi de l’histoire des ouvriers de LIP et leur exemple de réappropriation par la force de leur production : « un appel à l’insurrection des esprits »

Se rappeler tous les mouvements citoyens similaires, c’est se contraindre au pessimisme. On s’attache donc à chercher dans #NuitDebout ce qui fait sa singularité. Largement composé de jeunes, ceux-ci vivent leur première expérience d’engagement et n’ont pas de point de comparaison. Ils témoignent sincèrement « d’un moment exceptionnel ».

Les militants traditionnels, entendons par là, ceux qui sont engagés dans des structures plus classiques (partis, syndicats, associations) sont curieux et attentifs à l’émergence de ce collectif informel, d’autant plus qu’ils regrettent la perte de vitesse de leurs propres organisations. Ce sont pourtant bien eux qui font le mouvement. La logistique, l’événementiel, les prises de parole, tout cela, ça s’organise. NuitDebout est spontané, mais pas improvisé.

Les interventions sont de qualité. Un niveau de discours, d’éloquence, une aisance à parler en public, et quelques effets de manche.  Quelques orateurs s’autorisent l’autodérision. La réflexivité du mouvement est étonnante. Il n’y a quasiment que des jeunes étudiants qui prennent la parole, mais ce sont les premiers à le dire et à le regretter. Un garçon m’explique « je suis étudiant en première année de science po, c’est pas des gens comme moi qu’il faut ici. Y a pas d’agriculteurs ou d’ouvriers, y a que des petits blancs bourgeois. ». A ma droite, deux jeunes, bronzés et ne portant pas le polo, eux pour le coup, observent en retrait, dubitatifs. Je demande : « premier soir ici ? ». Ils me répondent « On était là avant eux, j’habite à côté ». En effet, ils « squattent souvent ici » car ils sont du quartier. Et quand un orateur propose d’étendre le mouvement et d’aller dans « les quartiers », justement, ils me glissent amusés «S’ils y vont,  ils vont se prendre des cailloux ».

Arrive de la part d’un intervenant, une démonstration sur les avantages d’être Charles Edouard, rentier, plutôt que Kevin, travailleur précaire. Je dois le dire, la démonstration est convaincante.  Dommage, il n’y a pas de Charles Edouard et peu de Kevin pour venir témoigner parmi les gens que je rencontre.

Un jeune prend la parole. Il dit qu’il est africain. Il est applaudi. Puis il parle du néo-colonialisme. Il est applaudi. Un autre jeune prend la parole. Il vient de New York . Il n’est pas applaudi. Il partage une métaphore du mouvement avec le chèvre au miel. Il est applaudi. Il nous invite à considérer que le miel est plus important que le chèvre. Moi je n’ai pas compris la métaphore de Julio César, l’architecte de New York. Mais ce n’est pas grave car plus tard, une autre jeune expliquera que le mouvement n’a pas besoin de miel.

L’animatrice « Tout le monde s’écoute, c’est trop bien ». Elle appelle à la bienveillance. Avait-elle anticipé ? Dans la foulée, une jeune fille s’émeut des débordements de la veille à vaulx-en-velin. Elle regrette que la manifestation ait dégénérée, et précise qu’elle ne serait pas venue si elle avait su que ça terminerait ainsi. Elle se fait huer puis des chants prennent le pas sur son discours. Elle laisse le micro à son amie. Chloé explique « je veux réfléchir et débattre pas être emmené sur le périph et encerclé par les CRS »…on entend fuser  « bourgeoise ». Quelques NuitDebout l’applaudissent tout de même. (ou remuent les mains façon marionnette). L’appel pacifiste fait manifestement clivage. La fois dernière déjà, certains appelaient à une insurrection violente.

L’animatrice intervient « On ne se trolle pas, on apprend la démocratie tous ensemble. » C’est bien de ça dont il est question à NuitDebout. Apprendre la démocratie. Recréer l’échange et le dialogue. Mais l’apprentissage n’est pas simple, et l’expression des points de vue individuels dans leur diversité est parfois remise en cause.

Certains discours semblent davantage audibles que d’autres et quelques spécialistes de la claque au milieu de la foule donnent l’illusion d’une relative homogénéité dans les orientations. En fait, il y a une bien plus grande diversité qu’on ne pourrait le croire à première vue. « je ne me reconnais pas vraiment, mais c’est agréable d’être ici. C’est pas forcément les interventions qui sont intéressantes, c’est le fait qu’il y ait des interventions. » On en revient toujours là.

A se concentrer sur ce qui se dit dans les petits groupes qui jonchent la place plutôt qu’au micro, on devine que ce qui compte vraiment, c’est l’événement et sa forme. C’est un souffle démocratique qui inspire les curieux et qui convainc certains de s’attarder sur la place. Il y en a « pas contre la loi travail », qui « aime bien Macron », certains « plutôt de droite ». Il y en a beaucoup qui se moquent des orateurs et de leur propension à dénoncer « le système », « le capital » et l’ « exploitation ». Il y a clairement des degrés divers de politisation et notamment entre ceux qui n’hésitent pas à prendre le micro, et ceux qui préfèrent réagir aux interventions dans le confort d’une discussion entre amis. Ceux-là, « ne se sentent pas de parler au micro » d’ailleurs « ils sont pas trop d’accord avec tout ce qui se dit, et ont pas envie de se faire huer ». Ce n’est pas une fracture entre les plus impliqués, marxistes alternatifs convaincus et les sympathisants en retrait, citoyens vigilants mais rétifs aux discours idéologiques. C’est plutôt l’injonction d’une foule abstraite et pourtant signifiante et performante, incarnée de banderoles et de mains qui s’agitent pour approuver ou désapprouver ce qui se passe dans l’arène, jusqu’à inciter César, le passeur de micro, à laisser poursuivre ou non un intervenant.

Le fait est qu’effectivement, tout le monde n’a pas la même vision de la démocratie. Et s’il s’agit de faire de la politique autrement, et pourquoi pas d’écrire une nouvelle constitution, chacun a sa manière d’y arriver. Derrière l’idéal de l’assemblée délibérante, il y a bien l’expression d’une radicalité chez certains participants. Celle-ci serait légitime, car l’Etat, ses lois, ses représentants, et le système économique serait violent. « La violence c’est eux ». Pour d’autres, #NuitDebout ne peut être que pacifiste. Finalement, je commence à comprendre cette métaphore du chèvre et du miel.

Quelqu’un d’ailleurs « veut répondre aux petits bourgeois : Oui, on peut avoir des modes d’action différents. La violence, ce sont les flics qui la causent. Ils ont raison de jeter des cailloux. Ils se prennent des matraques, ils perdent des oeils (sic) à coup de flashball. Mais la répression, elle ressoude les exploités.»

Ressouder les exploités peut être ? Mais dans le même temps, beaucoup à NuitDebout pense qu’il faut élargir le mouvement, l’étendre à d’autres couches de la population, et pour cela ils considèrent que la crédibilité du mouvement passe par la démonstration de son pacifisme et de son exemplarité démocratique.

Une autre de poursuivre :« Sur une action plus radicale que d’habitude on voit qu’il y a divergence ; on a pas l’habitude surtout à Lyon, ville bourgeoise, de l’action radicale. Ça nous effraie, mais on restera solidaires avec ceux qui ont fait ça… Et non, on ne sera pas solidaire avec les flics, on leur fera pas des bisous. »  Avant de rendre le micro, elle déstabilise ceux qui avaient applaudi Julio César, l’architecte venu de New York : « Le miel y en a plein dans les ruches du patronat et aujourd’hui à Paris, il s’en tartinent ».

Il faut dire que la veille, il y a donc eu des affrontements. A plusieurs reprises, est évoquée la rencontre du comité interministériel sur la loi égalité citoyenneté qui s’est tenu la veille à Vaulx-en-velin et en marge duquel des affrontements ont eu lieu entre forces de l’ordre et manifestants.  Au CIEC, il y avait les adversaires de NuitDebout : Valls, El-Khomri et les autres…

A Vaulx-en-velin, j’y étais aussi justement…, mais de l’autre côté cette fois, puisque je participais au comité interministériel. J’échangeais avec les ministres sur le projet de loi égalité citoyenneté, pour défendre le développement des dispositifs de participation. D’ une certaine manière, j’avais l’impression là-bas aussi de contribuer à la démocratie. Je ne savais pas qu’il fallait choisir son camp.

Est-ce un hasard si ce mouvement survint à la fin d’un quinquennat durant lequel on a attendu que surgisse l’ennemi de la finance. Ces gens qui occupent l’espace public, étaient-ils au bourget ?

La loi travail, contre laquelle le mouvement s’est construit ne prend plus autant de places qu’auparavant dans les discussions. Ce qui est un problème pour certains qui considèrent qu’il reste l’enjeu prioritaire. Mais l’espérance d’une constituante et la transformation du mouvement en une expérimentation démocratique relègue la question au second plan. Plusieurs de mes interlocuteurs me confirment ne pas être là pour la loi travail, et certains mêmes, très minoritaires, n’y sont pas opposés. A l’inverse, au micro quelqu’un s’inquiète : « Certains disent que la loi travail, c’est pas important. J’aimerais savoir à qui je parle. Ici on est contre la loi travail, on est pour son retrait sans compromis. Sinon, vous avez qu’à partir ».  C’est un point de dissension important. Est-ce que le projet de loi travail, est l’objet du combat, ou n’est-il qu’un déclencheur ? Est-il un prétexte ? Est-il un catalyseur ? Peut-on soutenir à la fois NuitDebout et le projet de loi travail ? Sans doute qu’on peut en tout cas ne soutenir ni l’un ni l’autre. Car NuitDebout, que ce soit du côté des défenseurs de son caractère radical, où celui des partisans de la délibération maximale, n’est pas le mouvement d’une cause, mais le mouvement d’une méthode.

Deux aspirations différentes mais pas antinomiques s’expriment à NuitDebout. Pour certains, d’abord le mouvement social. La loi travail, prépondérante, est le moteur et l’objectif primordial du mouvement qui se poursuivra sur la remise en cause profonde d’un système économique. Pour d’autres, d’abord le mouvement démocratique. L’élaboration d’une constituante citoyenne est la véritable vocation du mouvement. La place Guichard comme la place de la République est saisie à la manière d’un terrain de sable, où l’expérimentation de procédures démocratiques à la manière d’un laboratoire vivant permet de construire le modèle de demain. Les deux aspirations loin d’être antinomiques, se répondent l’une l’autre, et sans doute sont-elles d’ailleurs complémentaires. Mais elles irriguent de manière différentes quelques débats saillants : la radicalité, l’ouverture du mouvement, son exemplarité, les rapports aux forces de l’ordre, les liens avec les syndicats, l’appropriation ou le rejet des médias classiques, l’acceptation ou non de tous les profils dans le mouvement (voir épisode Finkielkraut)

D’ailleurs, ce qui fait davantage consensus, c’est l’opposition à l’État d’urgence. Voilà l’ennemi. L’impossibilité de se réunir, la suspicion généralisée, la surveillance. La défiance de L’État envers son peuple. C’est l’antithèse de NuitDebout dont le mouvement incarne la défiance du peuple envers l’État.

L’attention est mitigée jusqu’à ce qu’un orateur crie « La démocratie, c’est le peuple souverain ». puis ose expliquer : « humblement, je propose un chemin à prendre pour la démocratie ». La place Guichard écoute le chemin qu’il propose : « il faut accepter la réalité il faut rêver mais être éveillé. » Le public le fixe, humblement, sans réaction. Plus concrète, l’animatrice propose de faire un communiqué «#NuitDebout. Je me demande qui c’est #NuitDebout  Est-ce que j’en suis ? Suis-je de facto signataire de ce communiqué parce que j’ai passé plusieurs soirs sur cette place ? Ou faut-il avoir été là tous les soirs ?

Le mouvement est plein de bonne volonté, c’est sa force. Mais lorsqu’un intervenant fait l’apologie de « l’acte limitant », le lapsus peu propice à l’action collective trouble l’auditoire. D’ailleurs, il est 23h et cela se vide. « Après il n’y aura plus de velov » souffle un de mes voisins à son camarade.

La courbe des âges baisse en même temps que la place se vide. Lors de la cloture des prises de parole, la moyenne d’âge est autour des 22ans. J’aimerais avoir les chiffres d’affaire des pubs, boites et bars de la presqu’île ou des pentes pour constater une baisse d’affluence. Je croise moi-même pas mal de mes anciens étudiants.

23h40 « Un grand bravo à nous tous. Je vous, je nous dis merci. La démocratie se met en marche, on tient le bon bout. » Mais de quel bout s’agit il ? le radical ou le pacifiste ? La place lentement se vide, mais jusqu’à 2h du matin il restera bien 70-80 personnes.

A minuit, le mur de la bourse du travail s’éteint et la musique s’amplifie comme pour compenser. Une pancarte propose « Les épuiser ! Manif ce soir ». De fait, une trentaine de personnes lancent un cortège et sont rejoints par une quinzaine d’autres. J’hésite pour mon observation. « on ira où les CRS nous mènent » me précise un mec avec une attelle à la jambe. Cela achève de me convaincre de rester sur place pour ce soir. Bon choix, ils n’iront pas bien loin et reviendront sur la place peu de temps après. L’enquêteur a eu du flair.

Pendant ce temps, un chariot à guitariste fait des allers-retours au centre de l’amphithéâtre. Si vous ne savez pas ce que c’est, imaginez, trois guitaristes dans un chariot. Celui-ci peut éventuellement être poussé par un percussionniste. Le cas échéant, le rythme scande le ramassage des ordures et si par mégarde quelqu’un oublie de jeter ses déchets, son voisin s’en charge spontanément. On me transmet « les cahiers de la nuit : objectifs/actions »

J’y trouve des projets ambitieux : « abolir l’esclavage, abolir le travail et avoir foi en l’humanité », et des témoignages sobres mais efficaces « On en a gros » et des appels … peu sobres mais tout aussi efficaces « Sortez-vous les doigts du cul ». Des néologismes pas forcément volontaires mais ô combien poétiques « Humaniter pour avancer » et des programmes qui ne sont pas forcément antinomiques « Écrire un code du travail », « pendre les membres du gouvernement avec les c…… de François Hollande. » De toute évidence, il faudra fixer des priorités.

Et pourquoi pas « viser plus haut : révolution ». Pas pour tout de suite a priori, il est 1h30, il n’y a plus que des petits groupes épars, sauf à l’atelier film où l’on projette un documentaire sur la françafrique.  A côté de moi, un artiste montre des croquis à son ami qui cherche une idée pour son tatouage.

Il se passe un truc et on a tous un peu envie d’y croire pour peu qu’on est lassé, frustré, énervé, exaspéré, de la scène politique. Oui à nuitdebout, les gens sont majoritairement assis. Mais c’est parce qu’ils sont aussi là en journée. Oui, il y a divergence sur le sens de l’action, mais il y a unanimité sur le besoin de  convergence des luttes. Il y a des commissions, action, bouffe, propreté, etc… et puis il y a aussi beaucoup de gens qui sont juste «  là » parce que juste être là c’est important aussi.

Nuit Debout ? La nuit évidemment. Mais pourquoi debout ? Debout signifie … être sur ses bouts. Être sur ses extrémités.  Se tenir sur ses extrémités. Oui NuitDebout est un mouvement radical et subversif. Et s’il tient c’est parce qu’il repose sur ses marginalités. Sur des militants alternatifs rejetant l’ordre politique classique. A eux s’agrègent des profils hétéroclites mais essentiellement déjà politisés et… évidemment, disponibles. Les étudiants sont légions. J’ai oublié le #   #NuitDebout, c’est un hashtag… un mot-clé qui fait référence et qui agrège toutes sortes de contenus.

J’ai bien du mal à savoir que faire de mon observation. Entre contemplation et analyse, le calepin est un outil pour être là en immersion tout en préservant une certaine distance – que l’on pourrait qualifier d’hypocrisie. Mais comment faire autrement ? Universitaire, encarté dans un parti et élu, je sais que je ne suis pas #NuitDebout. Y être, c’est à la fois insuffisant pour certains mais bien trop dans certains milieux, comme on me le fera remarquer.

Comment désigner les participants à Nuitdebout ? Surement pas les somnambules. C’est plutôt tout l’inverse : eux, rêvent tout éveillés !

Je dois en rendre compte et je ne parviens pas à me positionner. Posture cynique ou idéaliste ? J’ai choisi le relevé sympathique. Oui, il y a des capuches, des cheveux longs et des merguez. Et oui il y a cette légère fumée blanche et cette odeur de plantes… C’est le printemps et nous avons un forum citoyen.

Note de l’auteur : Ce texte est un premier retour d’observation agrémenté de notes d’humeur. Il ouvre la voie à des interrogations qui seront l’objet d’un traitement plus analytique dans un prochain texte.

Une réflexion sur “Tribune Libre – Habemus Forum – Retour d’observation NuitDebout

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