Le Poing Commun dénonce la présence d’élus au renouvellement du vœu des Echevins

Les temps sont durs pour les principes républicains. A Lyon, c’est la laïcité. Aujourd’hui, Gérard Collomb participe, comme tous les ans, au renouvellement du vœu des Échevins, en compagnie du « gratin lyonnais ». Il s’agit d’une cérémonie durant laquelle le maire de Lyon, président de la Métropole et sénateur du Rhône, remet un sou au cardinal Barbarin afin que la ville soit sous la protection de la foi catholique. Cet acte de Gérard Collomb vient donc illustrer symboliquement « la soumission du pouvoir politique au pouvoir religieux » [Lyoncapitale].

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Lyoncapitale

Ce fait d’actualité qui peut passer inaperçu est un excellent cas d’étude pour la rentrée du Poing Commun. Nous pourrions juger de l’opportunité de l’acte du maire et des hommes politiques présents à cet événement. Le Poing Commun tient à rappeler la nature du principe de laïcité. Un œil sur le contenu des lois démontre que la présence – et la participation – du maire de Lyon à cette cérémonie religieuse est tout simplement un acte illégal, voire anticonstitutionnel.

Illégal, car la loi du 9 décembre 1905 prévoit que « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » [Legifrance]. Or, ici, bien qu’il s’agisse d’un acte symbolique, Gérard Collomb reconnait et subventionne un culte.

Anticonstitutionnel ensuite, car la laïcité, incarnée par la loi de 1905, est un principe constitutionnel. Le maire est à la fois un élu du peuple, et un officier d’état civil. Il est donc difficile de représenter davantage la République. Cet acte qui peut paraître anodin démontre la nonchalance d’une classe politique qui, non seulement se soucie guère de ce que l’on peut penser de ses actes, mais, surtout, n’hésite plus à piétiner publiquement la République et ses principes universalistes.