Communiqué – « Elu.e.s faites le choix de la République ! »

Communiqué – 15 juin 2016

Elus, faites le choix de la République !

photo du journal "Le Progrès"
photo du journal « Le Progrès »

Jeudi 9 juin, l’ex président de la Région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, et l’actuel président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, participaient ensemble à la réception de la troisième tranche de travaux de rénovation de la Grande Synagogue de Lyon. (Quai Tilsitt, 69002)

En 2015, la Région, la Métropole de Lyon et la Ville de Lyon ont respectivement participé à ces travaux à hauteur de 125 000 euros.

Au regard de la loi du 9 décembre 1905, ces subventions sont autorisées.

Art 13 «L’Etat, les départements, les communes et les établissements publics de coopération intercommunale pourront engager les dépenses nécessaires pour l’entretien et la conservation des édifices du culte dont la propriété leur est reconnue par la présente loi. »

– L’édifice de cette synagogue a été construit en 1864

Pour autant, si l’on sort de l’aspect juridique, cet exemple pose ici la question fondamentale et politique de l’usage des fonds publics. En quoi la rénovation de la grande synagogue de Lyon, lieu de culte, vise l’intérêt général ?

Au delà de cette interrogation, nous sommes aussi interpelés par cette image de ces deux élus portant une kippa. Une image malheureusement trop récurente, qu’importe le lieu ou l’étiquette politique de l’élu. Être élu renvoie forcément à une certaine éthique républicaine ou au moins à une responsabilité morale que le rôle de représentant du peuple exige.

Les tensions communautaires et les pressions religieuses de plus en plus fortes devraient appeler les élus à la plus grande vigilance. Représentants de la République, ils ne sauraient répondre aux invitations à participer à des événements cultuels de telle ou telle communauté. D’ailleurs, suite à l’invitation officielle faite par la Mosquée de Lyon à certains élus (comment d’ailleurs sont-ils sélectionnés?) de venir rompre le jeûne à la fin du ramadan, le Poing Commun appelle les représentants de l’Etat à décliner cette invitation. L’Etat ne communie pas, la République ne prie pas, et ne rompt pas le jeûne.

Le Poing Commun souhaite réaffirmer sa conviction profonde au principe de laïcité comme force émancipatrice et garante de paix civile.

A l’heure où les citoyens français réclament une exigence laïque plus élevée de la part de ses responsables politiques, le Poing Commun souhaite ouvrir le débat en faveur de l’extension de l’interdiction de port de signes religieux pour les élus de la République dans le cadre de leurs fonctions et invite toutes celles et tout ceux qui le souhaitent à nous faire parvenir leur avis. Une rencontre citoyenne sera organisée prochainement pour débattre autour de cette question.

Le Poing Commun

Tribune Libre – De la dictature de l’Assemblée et comment la réactualiser

Par Rémi Carrère et Thibault Graindorge  (Juin 2016)

            Nous sommes aujourd’hui dans un contexte de crise institutionnelle. La Ve République ne correspond plus aux attentes du peuple français, en témoigne la défiance dans les enquêtes d’opinion et l’abstention aux élections. Celle-ci est une sorte de monarchie présidentielle, avec un président élu sans contrôle possible sur cinq ans et bénéficiant d’importants pouvoirs : chef de l’armée, du gouvernement, possibilité de gouverner par ordonnance, de dissoudre l’Assemblée, droit de grâce, possibilité de déclarer la guerre unilatéralement et enfin possibilité d’acquérir les pleins pouvoirs avec l’article 16 de la Constitution. Autant de privilèges qui feraient pâlir certaines monarchies. De ce fait, le Parlement voit son rôle réduit à l’enregistrement des lois : en théorie, il peut en proposer, mais dans la pratique il ne fait que voter ce que propose le gouvernement, selon la volonté du Président. Ce régime, taillé sur mesure pour et par le Général de Gaulle dans un contexte bien particulier, n’est donc plus adapté. Les nombreuses révisions dont la Constitution a fait l’objet depuis n’ont fait que la rendre encore plus monarchique : de Gaulle lui-même a commencé par introduire l’élection du Président de la République au suffrage universel direct en 1962, violant la procédure de révision constitutionnelle au passage, ce qui signifie que ce président représente à lui seul l’ensemble des électeurs français, là où la souveraineté du peuple est éparpillée dans les députés. Marx avait déjà soulevé ce problème pour la IIe République dans Le 18 brumaire de Louis Bonaparte ; pire, le passage du mandat du Président de la République à cinq ans s’est fait en l’alignant sur le mandat de l’Assemblée nationale, ce qui signifie qu’on ne peut plus le sanctionner en lui imposant une cohabitation à des élections législatives de mi-mandat ! Une fois le Président élu, donc, le système est verrouillé pour cinq ans. On ne pourra en sortir qu’en instaurant une VIe République.

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Hommage aux deux policiers assassinés

Une pensée solidaire pour les proches de ce couple assassiné et surtout pour ce petit garçon qui perd aujourd’hui ses deux parents.
Une pensée fraternelle pour nos forces de l’ordre républicaines.
Nous vaincrons ces barbares.

https://www.facebook.com/PoliceNationale/posts/1070793052986836

 

Le Poing Commun

La question scolaire : l’ambition de l’émancipation

Par Jonathan BOCQUET

La définition de la République comme régime émancipateur passe par la défense ferme du service public le plus fondamental qui soit : l’éducation nationale. En effet, l’autonomie intellectuelle et la liberté civique sont les substrats de la citoyenneté en République. Thème passionnel, la question de l’éducation est révélatrice de nombreux clivages politiques comme en atteste la sensibilité des positionnements sur cette question. Ce n’est pas un hasard car l’école publique fait partie de l’ADN républicain comme en atteste le fait qu’elle soit déjà au coeur des controverses révolutionnaires. L’école, c’est alors l’instruction et l’émancipation. La question scolaire, c’est déjà la question sociale. Nous proposons ici de revenir sur les débats qui ont alimenté la réflexion sur l’école publique afin de rappeler combien de combats il reste aujourd’hui à mener et de principes à réaffirmer, pour défendre l’école de la République.   Lire la suite

Le Poing Commun a besoin de vous !

Chers amis,

Le Poing Commun est une association très attachée à son indépendance, refusant ainsi toute subvention publique.

Seuls vos adhésions et vos dons permettent à l’association de vivre et d’agir.

Pour continuer à nous dévellopper, nous faisons appel à la générosité de toutes celles et tous ceux qui souhaitent soutenir notre démarche collective et qui sont comme nous, attachés à la République et à ses valeurs.

Par avance, merci !

https://www.lepotcommun.fr/pot/70p5q2t2

Jean Jaurès et Jules Guesde, de la République au socialisme.

Jean Jaurès et Jules Guesde, de la République au socialisme.

Thibault Graindorge pour Le Poing Commun 

Les relations qui unissent républicanisme et socialisme peuvent paraître bien mystérieuses. À partir de Marx, bon nombre d’auteurs et de dirigeants socialistes n’ont cessé de dénoncer la République et la démocratie telles qu’on les connaît comme de pures façades dans lesquelles le peuple n’avait pas réellement le pouvoir et de désigner les révolutions qui les avaient mises en place comme au service de la bourgeoisie. Ces « démocraties formelles » devaient pour eux être renversées au même titre que les monarchies. Et pourtant, la notion de République était également revendiquée chez eux comme le régime qu’ils voulaient mettre en place, y compris chez des gens très radicaux comme Rosa Luxemburg (par exemple dans La crise de la social-démocratie) ou Lénine (faut-il rappeler ce que signifiait le sigle « URSS » ?). Il y a donc une ambiguïté chez les socialistes, pour qui la République est à la fois un régime existant à abattre et un idéal à atteindre.

Pour bien comprendre comment peuvent s’articuler républicanisme et socialisme, on ne peut pas faire mieux que de s’intéresser à la France, là où la République s’est affirmée avec une telle force et est toujours une référence aussi vive dans le champ politique. Le premier parti socialiste véritablement structuré y a été la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), fondée en 1905 avec à sa tête les deux principaux leaders socialistes d’alors qui étaient Jean Jaurès et Jules Guesde. Or, l’un et l’autre avaient commencé leur activité politique comme républicains ! Leur cas est donc d’autant plus éclairant sur l’articulation entre le socialisme et l’idéal républicain, puisqu’ils ont dû la vivre dans leur parcours.

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Communiqué : Annonce du lancement de LPC Dijon.

lpc dijon

Après plusieurs semaines de préparation, un nouvel acteur associatif arrive à Dijon et en Côte d’Or.

Il est indispensable aujourd’hui de revenir à l’essence même de ce qui fonde la vie en société. La République et ses valeurs, constamment invoquées, restent malheureusement des notions dont le sens échappe à la plupart de nos concitoyens. Pour nous, les questions de Liberté, d’Égalité, de Fraternité et de Laïcité ne sont pas des mots creux qui ne serviraient que de décoration à des bâtiments publics. Elles doivent pouvoir être saisies par tous pour faire vivre le débat et arriver à une réelle liberté de conscience, d’opinion et de choix.

Constatant que les débats politiques sont bien souvent réduits à de simples caricatures et à des querelles d’appareils, nous avons choisi de ne pas rester inactifs et de nous engager dans la création d’une antenne locale de l’association Le Poing Commun. Association naturellement politique, mais non-partisane, Le Poing Commun a pour objectif d’alimenter les débats publics sur le fond, autour des valeurs républicaines, en sortant de la dictature de l’immédiat. Celles-ci sont trop souvent décriées, menacées et vidées de leur sens pour que nous restions sans réagir.

Nous invitons ainsi toutes celles et tous ceux, engagés dans la cité, militants syndicaux, associatifs, politiques ou non, pour qui la défense des fondamentaux de la République ne peut attendre, au lancement du groupe local dijonnais du « Poing Commun », le vendredi 3 juin à 18h30 au Semeia Bar, au 23 rue Jean-Jacques Rousseau. Ce moment convivial d’échange sera l’occasion de présenter l’association et d’entamer la construction de ce nécessaire espace de débat. Nous présenterons également notre équipe locale et aurons le plaisir de partager un verre avec l’ensemble des présents.

Vous pouvez par ailleurs retrouver plus d’informations sur les réseaux sociaux en suivant le lien suivant :

https://www.facebook.com/events/224810174563686/

Le Poing Commun

Tribune libre : au coeur de NuitDebout Paris

Par Damien Arnaud

15 mai 2016, Place de la République à Paris. Pour beaucoup de personnes présentes, ce n’est pas un jour comme les autres. C’est même un grand jour pour toutes celles et tous ceux qui luttent contre l’austérité, contre le capitalisme, contre les injustices et les inégalités de toutes sortes. Cela fait en effet 5 ans, jour pour jour, que le mouvement des Indignés, dont s’est inspiré Nuit Debout, est né en Espagne.

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A propos de « Nuit Debout » …

http://www.sb-photographies.com/
http://www.sb-photographies.com/ Crédit photo : Stéphane Burlot

Le Poing Commun, engagé depuis bientôt un an pour promouvoir les valeurs républicaines et pour offrir un nouvel espace d’échange démocratique aux citoyens, observe le mouvement #NuitDebout avec bienveillance. Depuis près d’un an, comme nous avons tenté de le réaliser au travers de plusieurs évènements, notre association se bat pour la réappropriation de l’espace public et du débat public par les citoyens.

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