PETITION : Pèlerinage d’élus au Vatican : remboursez le peuple et respecter la République

Le Poing Commun, ainsi que des associations amies, s’est indigné cette semaine d’un pèlerinage au Vatican, à l’initiative du Cardinal Barbarin, de 256 élus de la région Rhône-Alpes. Cette démarche porte un nouveau coup au principe de laïcité, fondement même de notre République et des valeurs que nous défendons.

Nous apprenons aujourd’hui avec consternation que de nombreux élus ont financé ce voyage avec l’argent du contribuable. Ce coût s’élèverait à 1000 euros par participant. Le Poing Commun ne peut tolérer que les deniers publics servent des causes communautaires et non universelles et d’intérêt général.

Dès demain, le Poing Commun fera parvenir à ces 256 élus un courrier afin de déterminer quels représentants de la République a bénéficié de l’argent public pour financer ce « jubilé de la miséricorde ».

A toutes celles et à tous ceux qui ont manqué à leur devoir républicain, nous réclamons dès maintenant un remboursement à leur collectivité.

Nous réclamons cette somme, non pas au nom d’une idéologie mais bien au nom du Peuple et de la République.

SIGNEZ LA PETITION ICI.

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Tribune libre : Itele, bilan de la plus longue grève de l’audiovisuel français depuis mai 68 ?

   Tribune libre – Rémi Rossi

31 jours. C’est la durée de la plus longue grève d’un média français depuis Mai 1968 et la grève de l’ORTF. Le 20 novembre dernier à l’occasion du premier tour des primaires républicaines, une partie des salariés d’Itele ont repris le travail. Une partie seulement puisque 35 journalistes ont jeté l’éponge et quitté la rédaction, soit près d’un tiers des effectifs de la chaîne du Groupe Canal Plus. Si l’étincelle à l’origine de la grève débutée le 17 octobre est le recrutement du très controversé Jean-Marc Morandini (mis en examen pour corruption de mineur aggravée), cette crise est symptomatique d’un problème concernant aujourd’hui une grande partie des rédactions des grands médias nationaux. Ceux-ci Lire la suite

Tribune Libre – Le CETA un accord contre les peuples, les Etats et l’émergence d’un nouveau modèle.

Tribune Libre Accord économique et commercial global (CETA) entre l’UE et le Canada : un accord contre les peuples, les Etats et l’émergence d’un nouveau modèle

Soel Diab – novembre 2016

 

Le CETA, accord entre le Canada et l’Union Européenne, compte 230 pages en 30 chapitres dans un document de plus de 1 500 pages annexes incluses. Illisible, soporifique et incompréhensible à l’image du fonctionnement de l’Union Européenne.

Pourtant, cet accord est une nouvelle étape franchie par les méconnus et non élus représentants de la commission européenne dans cette folle marche en avant de l’ultra libéralisation du monde et de l’ouverture à tous les vents du continent européen. Cet accord, conclu entre deux zones, dépasse le simple cadre de la suppression des barrières douanières et l’accès à un marché. Le Canada et l’Union européenne ont conclu un accord économique et commercial global portant sur un grand nombre de sujets économiques et commerciaux.

Il serait impossible ici d’établir une analyse fine et complète d’un tel accord qui nécessiterait d’être décortiqué disposition par disposition. Il s’agit plutôt de montrer comment cet accord s’inscrit d’abord dans une démarche contre la liberté du peuple de déterminer librement de son avenir. Par ailleurs, cet accord comporte des risques manifestes contre l’intérêt général et une énième remise en cause de notre souveraineté dans un nombre important de domaines comme la libéralisation des services publics ou encore la soumission des Etats à une justice privée. Enfin, le CETA s’inscrit à contre courant d’un projet non pas nécessaire mais inévitable favorisant l’émergence d’un nouveau modèle économique et commercial fondé sur le respect des terres, de l’environnement et du climat ainsi que sur la nécessaire relocalisation de la production et du commerce et le développement de nos petites et moyennes entreprises.

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Retour sur notre journée du 12 Novembre

Un samedi chargé pour notre association :

  • A l’appel de la fédération nationale de la libre pensée, le Poing Commun était présent au monument aux mort de l’île du Souvenir au Parc de la Tête d’Or, à Lyon, pour un rassemblement pacifiste dans le cadre de la célébration de l’armistice.
  • Nous étions également à Paris, pour une réunion de travail sur la construction d’une antenne locale.
  • Et enfin, notre communiqué de presse commun avec « Forces Laïques » et « Comité 1905 » pour dénoncer « le pèlerinage d’élus » au Vatican était repris dans Lyon Capitale. 

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Tribune Libre : « frites et république » V.Froget

Tribune Libre : « frites et république » – Vincent Froget

« Si un élève vient d’une famille où on ne mange pas de porc, eh bien le jour à la cantine où il y a des frites et une tranche de jambon, le petit ne prend pas de tranche de jambon et prendra une double ration de frites. C’est la République. La même règle et le même menu pour tout le monde. »

Cette citation de Nicolas Sarkozy est en train de faire le tour des réseaux sociaux. Quelques fois pour l’appuyer, mais vraisemblablement souvent pour être raillée.

Ainsi donc, un candidat à la magistrature suprême, membre d’un parti s’appelant « Les Républicains », réduit la République à une double portion de frites. Cette séquence de la vie politique marque à quel point la notion de République est aujourd’hui totalement galvaudée, démythifiée.

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[Communiqué de presse] Le CETA, une atteinte à la République ?

Communiqué de presse. 1er novembre 2016

Le CETA, une atteinte à la République ?

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Qu’est-ce que le CETA ? Il s’agit d’un traité de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada qui apparaît comme le frère jumeau du TAFTA, traité négocié avec les États-Unis ; comme lui, il représenterait un bouleversement majeur pour le droit économique, social et environnemental en établissant de nouvelles normes, qui empêcheront de poser plus de limites à la concurrence entre les pays, et il instaurerait des tribunaux d’arbitrage privés devant lesquels les multinationales pourront attaquer les lois des pays concernés si celles-ci freinent leurs bénéfices !

Le Poing Commun, en tant qu’association de défense et de promotion des fondamentaux républicains :

  • Condamne, au-delà de ce que l’on peut penser de son contenu, la méthode des négociations d’une opacité constatée par des parlementaires de tous bords politiques.

 

  • Dénonce le danger que peut représenter de tels traités pour la préservation de nos services publics, piliers de la République.

 

  • S’interroge sur la menace pour la démocratie, que représentent de telles négociations qui prévoient d’appliquer partiellement le traité avant même qu’il ne soit ratifié par les parlements nationaux.

 

  • Constate que plus les citoyens s’informent sur ces traités, plus ils les rejettent et souhaite dès lors réaffirmer contrairement à ce que disait Jean-Claude Juncker* (président de la commission européenne), qu’il ne peut y avoir de traités internationaux contre les choix démocratiques.

 

  • Et enfin, dans son objectif de faire vivre le débat d’idées, invite toutes celles et tous ceux qui le souhaitent à nous faire parvenir des « tribunes libres » afin d’exposer leur point de vue sur la question.

 

 

 

 

 

*Jean-Claude Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». (entretien au figaro le 28 janvier 2015.)

 

[Communiqué de presse] Crèches dans les mairies : le Conseil d’Etat va t-il bafouer la laïcité ?

[Communiqué de presse]

Crèches dans les mairies : le Conseil d’Etat va-t-il bafouer la laïcité ?

En octobre 2015, la cour administrative d’appel de Paris avait ainsi imposé à la mairie de Melun le retrait de la crèche installée dans son enceinte, lorsque son homologue nantaise avait opté pour le maintien d’une crèche similaire. Ce vendredi 21 octobre 2016, le rapporteur public du Conseil d’Etat (la juridiction suprême qui précise le droit en cas de contentieux administratif) s’est prononcé pour l’autorisation de ces crèches dans les mairies et les édifices publics, considérant que ces objets n’ont pas de connotation religieuse mais font partie intégrante de la culture et du patrimoine national.

L’article 28 de la loi de 1905 précise que : « Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions ».

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Tribune Libre – Apprécier l’idéal laïque

Par Elliott Aubin et Benoit Schneckenburger

Apprécier l’idéal laïque.

« […] Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Un rebelle est un rebelle

Deux sanglots font un seul glas

Et quand vient l’aube cruelle

Passent de vie à trépas

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas […]. »

Aragon, « La rose et le réséda »

Relisons ce poème d’Aragon publié en 1943. Rappelons l’hommage qu’il rend à ces deux soldats, l’un catholique, l’autre communiste, dont les convictions les plus intimes, philosophiques, spirituelles, politiques et religieuses s’opposent, et, malgré tout, portés ensemble par un « commun combat », celui de la Libération de la France, la « belle prisonnière, qu’aucun des deux ne trompa. ». Ce poème constitue une retranscription poétique de l’idéal laïque. La laïcité répond à cette question fondamentale : quel type d’union fondée en droit pour des êtres dont les convictions spirituelles sont diverses ? Toutefois, la laïcité incarne-t-elle encore aujourd’hui réellement « ce commun combat » aux yeux de tous ?

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Tribune libre : la compassion oui, la bigoterie non

par Katia Buisson

Quand une visite au Pape est  financée par les deniers publics, l’émotion piétine la laïcité.

Le 14 juillet dernier, la France a été une nouvelle fois attaquée par des terroristes. 180 victimes et familles de victimes de ce massacre ont été reçues ce samedi 24 septembre au Vatican par le Pape. Cette visite, qui a notamment nécessité l’affrètement de deux avions par Air France, a été organisée et financée par la municipalité de Nice.

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